Premiers coups de pioche à Fès Shore   · Les travaux d’aménagement ont démarré cette semaine

· La première partie de la zone offshoring sera livrée en 2011


· Un milliard de dirhams investis par l’aménageur-développeur, MedZ


Les technologies de l’information et de communication offrent des possibilités de reconversion à une région où l’industrie est en passe d’être une espèce en voie de disparition. «Nous voulons faire de la ville un hub pour l’économie du savoir», martèle M’hamed Douiri, président du conseil régional, qui place la barre trop haut. Avec le gouvernement, le conseil régional étudie l’aménagement d’un site d’un millier d’hectares au nom évocateur: Fès Technovalley. Le site est appelé à devenir «une ville de laboratoires de recherche informatique», renchérit M’hamed Douiri. FèsShore fait partie du réseau de sites offshoring La zone d’activité numérique sera aménagée sur une superficie de 22 hectares. Les travaux seront lancés cette semaine, confirme un haut responsable de la région. Selon le planning, la première tranche sera mise sur le marché dans deux ans.
Comme pour CasaShore et le site de Rabat (sur la route de Kénitra), c’est MedZ, filiale de CDG Développement, qui est aménageur de la zone offshoring de Fès. D’un investissement prévisionnel de 1,1 milliard de dirhams, son objectif est de donner à la région une véritable visibilité dans le plan «Emergence» et, par ricochet, impulser la création de nouveaux métiers. A sa vitesse de croisière, la zone génèrera 15.000 emplois directs et 4 milliards de dirhams de chiffre d’affaires, selon les prévisions du business-plan.
Le complexe comprend un parc intégré dédié aux activités de services informatiques, de traitement de données et de processus métiers. Le deuxième compartiment est celui des espaces de bureau et de services (131.000 m2). Les bureaux sont d’une superficie modulable de 200 à 3.000 m2.
Avec le projet FèsShore, Medz veut doter la ville d’une offre de valeur complète pour l’accueil des entreprises. La société entend permettre l’accès à un nouveau savoir-faire et développer de nouveaux métiers porteurs de valeur ajoutée. Elle veut aussi stimuler la création d’emplois, et jouer un rôle moteur en matière de développement économique et technologique de la région.
En attendant, c’est par les centres d’appel que celle-ci tente de bâtir sa réputation et gagner ses galons en tant que destination des activités offshoring. Au dernier recensement, 22 call-centers employant 3.000 personnes, sont aujourd’hui opérationnels dans la ville (dont 2 à Sefrou). Tous ces centres se sont installés ces trois dernières années. Voilà qui donne de nouvelles prétentions à une région qui se voit déjà concurrencer les grandes destinations, Casablanca et Rabat, notamment. Des prétentions encore plus légitimées par le lancement du projet «FèsShore» en lequel la région fonde beaucoup d’espoirs. Gare cependant aux désillusions.


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